Swift et l’accessibilité : introduction à VoiceOver

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Et si on parlait d’accessibilité pour nos applications mobiles ? En 2017, rien qu’en France, 12 millions de personnes seraient touchées par un handicap (source). Alors vous imaginez dans le monde !

J’ai été contactée pour mon application KayakTraker par une personne atteinte de déficience visuelle, qui voulait savoir si l’application était compatible VoiceOver… gros blanc 😦 Du coup, me suis prise au jeu… 🙂

Et bonne nouvelle, sous iOS, il existe beaucoup de fonctions d’accessibilité, dont VoiceOver dont nous allons parler ici. Comme en plus, c’est relativement simple à mettre en oeuvre, alors pourquoi s’en priver ?

Pourtant, encore trop souvent, l’accessibilité pour les concepteurs.rices d’applications mobiles passe loin après le design, les fonctionnalités, les patterns… Et c’est dommage car avec un peu d’empathie et d’efforts, il est possible de faire beaucoup mieux !

En fait, si vous utilisez Xcode, votre application est même probablement déjà compatible en grande partie avec VoiceOver. Apple à fait pour nous une grande partie du travail, et nous donne des outils sympas pour le terminer 🙂

Donc commençons par une petite application de démo : 1 Label, 2 Buttons, 1 TextField. Lorsque l’on clique sur le bouton « Click me ! », on affiche « Hello » dans le TextField, et le bouton « Raz » remet le TextField à 0 :

Pour tester l’application avec VoiceOver, on peut dans un premier temps l’installer sur un device physique. Il faudra ensuite activer Voice Over dans les paramètres : Général > Accessibilité > VoiceOver. Cela permet déjà un premier test et de voir quelles informations manquent.

Mais ce n’est pas très pratique pour développer…

Heureusement, si il n’est pas possible (actuellement) d’activer les options d’accessibilité sur le simulateur, il est possible d’utiliser l’Accessibility Inspector depuis Xcode. Pour cela, rendez-vous dans le menu Xcode > Open Developer Tool > Accessibility Inspector.

On voit bien que le plus gros est fait, mais il reste quelques finitions…

Pour cela Apple à prévu les options d’accessibilité depuis le storyboard. D’une façon générale, chaque élément (Button, TextField…) possède des options d’accessibilité, qu’il suffit d’activer et de compléter :

Pour plus d’infos sur les traits, vous pouvez vous référer à la documentation officielle : https://developer.apple.com/

Voilà, une fois ces étapes accomplies, nous avons une application nettement plus accessible pour les personnes qui en ont besoin ! Ce n’est vraiment pas beaucoup de travail comparé à l’immense service que nous rendons !

Et le plus beau pour la fin : les options d’accessibilités gèrent aussi les traductions, comme toutes les autres éléments de l’interface 🙂

Vous pouvez donc retrouver vos labels et gérer vos traductions dans les fichiers strings dédiés. D’ailleurs, pour le rafraîchissement de ces fichiers, BartyCrouch est votre ami… mais cela fera l’objet d’un autre article.

Voilà pour cette introduction à l’accessibilité pour les applications iOS / Swift via VoiceOver. ce n’est bien sûr qu’une introduction, et VoiceOver ne prend en compte qu’une partie de l’accessibilité.

L’accessibilité se pense en globalité : au niveau du design, au niveau du parcours… J’en parlerai également dans de futurs articles ! En attendant, comme d’habitude, n’hésitez pas à me faire part de vos remarques / suggestions dans les commentaires !

L’enregistrement NSUserDefaults en Swift

L'enregistrement clé-valeur en swift _ nsuserdefaults

L’enregistrement de données sous forme de clé-valeur en développement mobile à déjà été abordé dans l’article sur les SharedPreferences.

Aujourd’hui, je vous propose de faire la même chose, mais en Swift. C’est beaucoup plus simple, mais nous nous limitons alors aux plateformes Apple (iOS, iPadOS, MacOS, WatchOS).

Comme pour les SharedPreferences, NSUsersDefaults est donc un système simple et rapide qui permet d’enregistrer des valeurs de type Float, Bool, Double, Int, mais aussi des objets (array, dictionary…. ), et des urls. C’est donc une façon de gérer la persistance des données à la fois simple et puissante 🙂 .

Pour cette démo, j’ai créé une petite application très simple dans laquelle l’utilisateur enregistre une phrase, et celle-ci est stockée comme une clé-valeur grâce à UserDefaults :

Afin de vérifier la persistance, n’hésitez pas à relancer l’application, et vous verrez que votre phrase reste mémorisée 🙂

Alors pour utiliser UserDefaults, il faut déjà créer une instance de UserDefaults, et définir ses clés de préférences :

Ensuite, l’enregistrement d’une valeur se fait avec l’instruction « préférences.set » :

Et la lecture d’une valeur avec :

Et c’est tout !

Ce qui fait que notre controller contient juste ce code :

Je pense que c’est la méthode la plus simple en Swift pour sauvegarder des informations ! Mais elle est aussi très puissante, puisqu’il est non seulement possible d’enregistrer des valeurs « simples », comme des entiers, des nombres et de booléens, mais aussi des valeurs plus complexes, comme des tableaux et des dictionnaires. En « bidouillant » un peu, on peut même enregistrer des images !

Bref, pas de raisons de s’en priver !

Comme toujours, le code source est disponible sur mon dépôt Git : https://gitlab.com/vinceBar/swift-nsuserdefaults-ios-demo-project

Et si vous avez des questions / suggestions, n’hésitez pas, commentez !

L’application mobile Bring Me Back

Ça ne vous est jamais arrivé de garer votre voiture sur un parking de supermarché ou dans une rue d’une ville inconnue et au moment de repartir, horreur, impossible de la retrouver ?

Et bien moi, cela m’arrive tout le temps :(, et je ne vous parle même pas de la galère quand en plus c’est dans un pays étranger…

Alors je sais, il y a Google Maps… Sauf que voilà, je trouve que rajouter un point de repère nécessite trop de manipulations… et surtout j’avais envie de faire un peu de Flutter 🙂

Donc Bring me Back ne sait faire qu’une chose, mais elle fait simplement : vous ramener à votre point de départ.

En pratique, vous avez juste à mémoriser votre point de départ, et a demander à l’application de vous y ramener quand vous le désirez !

L’intérêt de Flutter, c’est bien sûr le multiplateforme, et la rapidité de développement. Et je n’ai pas été déçue ! Grâce à l’utilisation du package « Flutter_mapbox_navigation« , la partie la plus compliquée se fait très simplement. Un grand merci à l’auteur ! Je pense d’ailleurs que l’usage de ce package fera l’objet tôt ou tard d’un tutoriel !

En attendant que je me décide à mettre l’application sur le Play Store et peut-être l’App Store, vous pouvez déjà télécharger le fichier .apk ici : https://www.dropbox.com/

N’hésitez pas à me faire des retours de bugs, suggestions… !

Créer facilement ses classes modèles en Dart à partir d'un JSON

Convertir du json en modele dart facilement

Travaillant actuellement sur un projet en Dart / Flutter, j’ai fait la connaissance du super travail de Javier Lecuona, qu’il trouve ici mon éternelle gratitude 🙂 .

En effet, créer un modèle à partir de fichier JSON est potentiellement source de bugs, surtout lorsque le JSON est un peu complexe. C’est ici qu’intervient l’outil « JSON to Dart » : https://javiercbk.github.io/json_to_dart/

L’usage est simplisme ! Vous récupérez l’intégralité de votre JSON (ici un exemple issu de jsonplaceholder.com) :

Vous le collez dans l’interface de JSON to Dart :

Vous ajoutez le nom que vous désirez donner à votre classe, et il ne reste plus qu’à appuyer sur le bouton « Generate Dart » et à copier / coller le code généré !

Génial je vous dit !

Si vous connaissez la même chose pour Swift, n’hésitez pas à me le faire savoir ! 😉

La Machine learning avec Python

Lorsque l’on s’intéresse au machine learning, ce ne sont pas les ressources qui manquent… mais généralement, elles sont en anglais… Ce n’est pas forcément un problème, mais c’est quand même plus agréable (pour moi) lorsque je trouve des ressources en langue française 🙂

Du coup, je me suis procurée ce livre auprès d’un grand site de vente en ligne… et je désirais vous partager ma satisfaction 🙂

Avec ce livre, si vous avez quelques bases de Python (ou pas, mais faut quand même avoir de bonnes bases dans un langage de programmation, vous aurez une initiation au ML sans devoir passer des jours de remise à niveau en mathématiques.

Le principal intérêt est que, contrairement à beaucoup de tutos en lignes, on part de la pratique pour arriver aux principes mathématiques sous-jacents. Perso, cette manière d’apprendre me convient beaucoup mieux.

En se basant principalement sur scikit-learn, sont abordés :

  • L’apprentissage supervisé avec ses les différents modèles, leur usage, leurs avantages et leur limites, ainsi que les méthodes pour estimer leur incertitude.
  • Idem pour l’apprentissage non supervisé
  • La représentation des donnés
  • L’évaluation et l’amélioration des modèles
  • Le Chaînage d’algorithmes et pipelines
  • Le travail avec les données textuelles

Cela fait quand même un bon aperçu des techniques de ML actuelles !

Et pour aller plus loin, voici quelques liens que je trouve intéressants :

Bonnes lectures et si vous avez des suggestions, n’hésitez pas, commentez !

L’application Reiki Energy est sortie en version 4…

Il s’agit surtout d’une mise à jour technique, mais elle apporte quand même son lot d’amélioration :

  • Une meilleure compatibilité avec iOS 13 et IPadOS 13
  • Une meilleure gestion du mode sombre
  • La durée totale d’une séance complète est maintenant affichée au démarrage du soin
  • Quelques bugs (dont un dans la gestion des préférences) ont été corrigés 🙂

D’un point de vue technique, cette version intégralement en Swift 5 et contient (enfin..) des tests unitaires et des tests d’interfaces. Cela me permettra d’envisager plus sereinement les évolutions !

Comme d’habitude, l’application est téléchargeable ici :

Et je suis à votre disposition pour toute suggestion / commentaire ici : https://vincent-barousse.blog/contact/

Développement Swift / iOS : Améliorer la qualité de son code grâce à SwiftLint

La qualité du code est actuellement LE sujet dans le monde du dev (et avec raison !). Si vous êtes développeur.se pro et passionné.e, vous n’êtes sans doute pas passé à coté !

Donc, si le TDD est votre religion, que vos tests unitaires sont nickels et couvrent 100% du code, qu’Xcode ne retourne plus un seul warning, et que Sonarqube est devenu votre meilleur ami… Et bien vous pouvez encore vous améliorer, grâce à SwiftLint !

Si Sonarqube fera l’objet d’un autre article de blog, je vais aujourd’hui vous parler de SwiftLint.

SwiftLint, c’est un outil créée et maintenu par Realm pour améliorer le respect des conventions d’écritures en Swift, disponible ici : https://github.com/realm/SwiftLint

Comme souvent, il y a plusieurs manières de l’intégrer dans un projet, personnellement, j’aime bien Cocoapods !

Comme code d’exemple, je vais reprendre la démo « InfoKayak », mise à jour pour Swift 5.

Sans SwiftLint, Xcode 11.3 ne trouve rien à redire au code (pas de warning, pas d’erreur) :

Editez maintenant le fichier Podfile en y ajoutant la ligne :  » pod ‘SwiftLint’  » :

Mettez à jour et installer les pods, puis rouvrez le projet avec Xcode. Pour le moment, il n’y a pas de changements 🙂

En fait, pour activer SwiftLint, il faut un petit script. Dans les « Build Phases » du projet, cliquez sur le « + » , ajoutez une « New run script phase », et mettez-y ce script :

On Build et Oh ! 286 warnings et 22 erreurs 😦 WTF ?

Allez, avant de faire un burn out, une bonne nouvelle, SwiftLint est capable de corriger automatiquement une grosse partie de ces problèmes 🙂 .

Pour cela, depuis un terminal, mettez vous dans le dossier de votre projet, et exécutez la commande « ./Pods/SwiftLint/swiftlint autocorrect« .

Ensuite, effacez le dossier de build d’Xcode, et au besoin, relancez l’IDE. Normalement, la situation devrait s’être grandement améliorée : il n’y a plus que 2 erreurs et 5 warnings à corriger manuellement, chose que je fais immédiatement… 😉

Dans certaines situations, on ne peux pas corriger (cas de librairie externes lesquelles nous n’avons pas la main…), il est donc possible de paramétrer SwiftLint plus finement.

Pour tout ce qui est règles globales, il faut créer un fichier .swiftlint à la racine de votre projet. Par exemple, le mien contient ceci :

Lorsqu’il s’agit d’un besoin temporaire, on peut désactiver une règle directement dans le code avec l’instruction // swiftlint:disable <rule> . La liste des règles se trouve ici : https://realm.github.io/SwiftLint/rule-directory.html

Voilà, j’espère que cette petite introduction vous aura donné envie de vous mettre à Swiftlint et à vous mettre à la qualité ! En tous cas moi, je suis accro !

Nouvelle mise à jour de l’application mobile Kayak Tracker !

Toujours ravie de satisfaire les demandes des utilisateurs.rices, j’ai rajouté quelques fonctions dans l’application Kayak Tracker.

Vous pouvez maintenant exporter vos tracks soit d’application à application (via un email), soit dans Google Earth !

Voici la vidéo explicative :

Parmi les autres nouveautés / améliorations, il y a également de nouveaux fonds de carte (vue satellite, vue mixte) et une amélioration des traductions !

Comme d’habitude, l’application est à télécharger sur l’app store :

Et bonnes balades !

Swift Map Filter Reduce mémo

Lorsque l’on pense opérations sur des types Array ou Dictionary en Swift, on a souvent le réflexe for-in loop… Mais Swift propose d’autres méthodes comme map, filter, reduce… potentiellement plus efficaces. Voici donc un petit mémo à ce sujet 🙂

Map

Map sert à parcourir une collection er à appliquer la même opération à chaque élément de cette collection. La fonction map retourne un array contenant le résultat. Dans l’exemple suivant, la fonction map est utilisée pour retourner le carré de chaque item d’un tableau :

Le type de retour de la fonction map n’est pas limité au type des éléments d’origine :

Et enfin, la fonction map peut être utilisée sur tout type de collection :

Filter

La fonction filter parcourt un array ou une collection et retourne un array contenant les éléments correspondant à la condition demandée. Ex: recherche des entiers divisibles par 2:

Reduce

Reduce sert à combiner tous les éléments d’une collection pour créer une nouvelle valeur. Dis comme cela, ce n’est pas très parlant, mais voici quelques exemples :

  • Ajouter toutes les valeurs d’un array à une valeur initiale de 15 :
  • Fusionner des chaînes :

flatMap et compactMap

  • flatMap :
  • compactMap :

En résumé :

  • map permet de retourner un array contenant le résultat d’une transformation appliquée à chaque item.
  • filter retourne un array contenant seulement les éléments correspondant à une condition donnée.
  • reduce retourne une seule valeur calculée en combinant chaque item avec une valeur initiale.

Un dev iOS au pays de Mac OS

Cela faisait un petit moment que je n’avais pas publié d’articles. Je vous rassure, je n’étais pas perdue au milieu du désert de Gorafe, mais plutôt en plein projet… macOS.

J’ai en effet eu le bonheur de contribuer à un projet mac OS écrit en Swift, et cela m’a donné l’occasion de me frotter un peu plus sérieusement à Cocoa et consorts… et d’en faire un petit retour d’expérience 🙂 .

Venant tout droit du dev iOS, donc d’UIKit, de prime abord, cela ressemble énormément. On remplace tout ce qui est UI par NS (ex : UITextField devient NSTextField) et ça repart… pas très loin justement 😦

En effet, on s’aperçoit vite que toute la syntaxe est un poil différente. Par exemple, pour changer le texte dans un champ texte, sous UIKit, on utilise la syntaxe : monJoliTextFielt.text = « Bonjour » Et sous Cocoa, la syntaxe est monJoliTextField.stringValue = « Bonjour »

Ces petites différences, ajoutées à un certain manque de documentation en ligne (en tous cas pour Swift) comparé à iOS font que le développement peut parfois devenir un peu… lent 😦 Il faut parfois (souvent) adapter la syntaxe ObjectiveC à Swift, et ça prend du temps… Vive StackOverflow !

Mais franchement, une fois assimilé, la programmation d’une application Mac OS en Swift devient franchement plaisant.

En tant que dev iOS et donc utilisateur Xcode, je retrouve la construction d’interfaces par storyboards. Là encore, les éléments ne sont pas exactement les mêmes, mais avec un peu de patience et de recherches, on s’y retrouve. Et pour le reste, cela reste du Swift.

Du coup, si j’étais au départ un peu anxieux par rapport au fait de passer de mon iOS « chéri » à Mac OS, je me suis rapidement pris au jeu et je serais maintenant partant pour recommencer sur un autre projet Mac OS 🙂

Et puis, il ne faut pas oublier qu’encore une fois, Apple pense à nous faciliter la vie avec le projet Marzipan, depuis renommé Catalyst :). Donc si tout va bien, d’ici quelques temps, on ne se prendra plus la tête à développer une application pour iOS ou Mac OS, mais on développera une application tout cours !

Bon pour le moment, je vous laisse, j’ai des applis à mettre à jour pour iOS et iPad OS 13 🙂